évaluer
Aug 24

Évaluer et monitorer pour progresser

By Philippe Bellefeuille | Évaluation

Les séances d’évaluations sont populaires chez les préparateurs physiques. Premièrement, évaluer nos athlètes après une saison nous donne une bonne idée de la progression ou la régression qui a pu se passer durant la saison. Ceci nous donne une bonne idée sur les éléments à travailler pendant les prochaines semaines. Deuxièmement, chez la majorité des athlètes, ce type de séance est vu comme un défi. “L’orgueil athlétique” entre souvent en jeu et en tant que préparateur physique, on aime ça avoir cette variable chez nos athlètes. Troisièmement, ne nous mettons pas la tête dans le sable, plusieurs font se type de séance pour avoir l’air organisé. Mon coach m’évalue, il sait ce qu’il fait!

Bref, toutes ces séances d’évaluations ne sont que le début de l’évaluation.

Évaluer, prescrire,”monitoring”, réévaluer, ajuster.

Chez un préparateur physique, l’évaluation et surtout le monitoring doit être constant. Il est bien de faire des séances d’évaluations pour les raisons mentionnées plus haut, mais c’est largement incomplet si l’on ne se fie uniquement qu’à ce type de séances.

L’évaluation comme tel est l’action de collecter l’information un peu comme une forme d’examen. C’est le type de séance d’évaluation dont il est mentionné en début de texte. L’évaluation permet d’ajuster le tir et doit prendre en compte l’autre élément très important: le monitoring.

Si l’évaluation est comparée à un examen, le monitoring s’apparente aux devoirs. Le monitoring doit être systématique. C’est l’action de noter ce que l’on observe de jour en jour.

L’évaluation sans monitoring nous donne le point A et le point B, sans savoir par où nous somme passés. Or, on le répète assez souvent, chez le développement d’un athlète à long terme, le processus est beaucoup plus important que les résultats d’évaluation qui sont les données très précises à un jour donné. Sans le monitoring, nous n’avons pas l’aspect global, le comment du pourquoi.

Évaluation et monitoring

Si on récapitule, la prise de notes (monitoring) permet de comprendre les résultats de l’évaluation. L’évaluation seule n’est qu’une photo de ce qui se passe ce jour-là. Le monitoring est l’histoire derrière la photo.

Bref, athlètes et entraîneurs: MONITOREZ!

Évaluation et monitoring: qualitatif et quantitatif

Il y a deux façons d’évaluer et de monitorer nos athlètes, soit de façon qualitative et quantitative. L’une n’est pas indépendante de l’autre.

Par exemple, si j’évalue un athlète au Back Squat, je ne vais pas seulement regarder combien il y a sur la barre (quantitatif) mais aussi comment est sa technique (qualitatif). La technique va donc avoir une incidence sur la charge parce que la plupart du temps, une mauvaise technique peut potentiellement nous aider à soulever plus, mais est-ce vraiment ce que l’on veut de nos athlètes? J’en doute.

En revanche, certains types d’évaluation, comme le FMS, se servent d’un pointage (quantitatif) pour évaluer un mouvement (qualitatif). Bien que ce type d’évaluation mette des chiffres sur des éléments subjectifs, il est difficile de reproduire les mêmes résultats selon la personne qui évalue.

On pourrait bien essayer de mettre en graphiques est en chiffres n’importe quels sujets plus subjectifs, reste que l’expérience du préparateur physique à un énorme rôle à jouer dans l’évaluation qualitative.

Reprenons l’exemple du Back Squat. Avons-nous besoin d’un chiffre pour savoir si notre client a amélioré sa technique. On peut bien avoir une grille avec 36 points sur le positionnement de ses articulations, rien de mieux que l’oeil et un peu de recul pour bien évaluer notre client.

Alors comment pouvons-nous “monitorer” les éléments subjectifs?

Photos, vidéos. Avant, après.

Probablement que vous êtes plusieurs à lire le texte et à ce dire: “[insérer un sacre ici] que j’hais ça prendre des notes”

Par contre, prendre une photo ou un vidéo, c’est moins exigeant et ça nous donne beaucoup d’information sur la progression de notre athlète. En gardant un historique de la progression visuel de nos clients, on voit des changements et une progression concrète.

Pour la partie quantitative, la prise de notes est primordiale.

On ne peut pas la négliger. C’est le passeport de notre client. Ceci va nous aider à toujours programmer la progression pour chaque exercice.

Lorsqu’on élabore un nouveau programme, on ne veut pas perdre une séance à ajuster les charges. Il faut être en mesure de donner le plus précisément la charge de travail pour que la séance soit effective.

Heureusement, plus besoin de cahier ni crayon, ni même d’Excel! Il y a plusieurs logiciels sur le marché qui nous aident à programmer et faire le suivi avec nos clients. Dans notre cas, nous utilisons Trayn.

Quand réévaluer?

Nous avons souvent tendance de réévaluer en effectuant une séance d’évaluation copier sur la première séance s’évaluation en début d’entraînement. Encore une fois, pour les mêmes raisons citées en début de texte, ça peut être une option, mais selon moi, ce n’est pas la meilleure.

Lorsque le monitoring est bien fait, il est facile de tester pendant une séance un ou plusieurs exercices.

Disons qu’on veut évaluer le 1RM au Bench Press d’un client. On peut facilement le faire pendant la journée où cet exercice a été prescrit pour poursuivre par le programme habituel.

De cette façon, on peut évaluer sur une base plus régulière, sans pour autant réserver une séance à l’évaluation complète.  On peut donc prescrire des exercices d’évaluation à l’intérieur du programme régulier.

Pour ce qui est du temps entre chaque évaluation, ça dépend vraiment de plusieurs facteurs. Si notre athlète est avec nous pendant 3 mois et part dans son équipe par la suite, l’option des évaluations intra-programme est la meilleure option.

Par contre, si notre athlète est avec nous à l’année longue, il est bien de ré-évaluer à la fin d’une phase d’entraînement. Tout est une question d’objectifs et de planification!

Pour conclure, il faut se rappeler qu’avec un client, on doit toujours chercher à évaluer et monitorer d’une façon ou d’une autre. Ceci inclue la simple correction de la technique ou la progression de la charge.

La collecte d’information nous aidera à mieux suivre notre client et c’est celui-ci qui en soutirera les plus grand avantages!

May 11

Différences corporelles dans le sport

By Alex Gélinas | Entraînement général

La machine humaine est excessivement bien faite. Elle s’adapte à tout ce que nous lui envoyons de façon assez impressionnante. Chaque sport a ses propres exigences et demande des adaptations et des différences corporelle pour y permettre de performer de façon optimale. Pourtant, la croyance populaire est largement défini par l’esthétique du corps humain et non à sa capacité à performer dans son sport. L’expression juger le livre par sa couverture s’applique bien ici.

Vous n’avez qu’à demander autour de vous et les gens associent les athlètes qui sont ‘en forme’, athlétique et performant avec l’individu le plus esthétique, avec le gros 6-pack et beaucoup de masse musculaire et un faible pourcentage de gras. Pourtant, ce n’est pas utile pour tous les sports et avoir trop de masse musculaire peut même nuire à la performance dans plusieurs sports d’endurances ou exigeant une force relative importante.

Dans le monde athlétique, l’esthétique est plutôt une conséquences des adaptations requises afin de performer dans sa discipline. Mis à par le culturisme (bodybuilding), où l’esthétique est l’élément principal.

C’est un réflexe normal car, sans avoir l’œil aiguisé et sans connaitre les sports pratiqués par l’ athlète, il est difficile de juger des capacités physiques et un niveau athlétique par des différences corporelle.

Je vous laisse quelques images représentant différents athlètes dans différents sports pour vous imager mes propos.

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Certains sports ont besoin davantage de vitesse, d’autres de force brute. Certains sont très technique, d’autres demandent énormément d’endurance. Certains tirent avantage à avoir plus de masse, d’autres ont besoin de force relative ou ont des catégories de poids bien défini. C’est extrêmement spécifique. L’entrainement sera différent et le corps s’adaptera de façon différente.  Il est important de bien définir vos objectifs avec de vos besoins sportifs personnel afin de maximiser votre progression.

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On voit le joueur de ligne au football et notre première pensée est: ‘Oh, ce n’est pas un athlète, il a beaucoup trop gras!’ Pourtant, avec un poids corporel frôlant les 300 livres avec une moyenne de 6 pieds 4 pouces, un sprint de 40 verges sous les 5 secondes et un saut vertical entre 30-40 pouces… beaucoup plus explosif que la majorité du commun des mortels! Et si nous regardons le marathonien qui a tenté le Breaking2 (marathon sous la barre des 2 heures) Eliud Kipchoge: 5 pieds 5 pouces, 115 lbs et un pace de 2:51/km. Ou un haltérophile de poids plume de 123 lbs (56 kg) levant plus de 3x son poids du corps à l’épaulé-jetté (le record mondial est de 171kg soit 377 lbs). Tous impressionnant, tous des besoin et des adaptations différents. Tous des différences corporelle.

Il est totalement adéquat de s’entrainer avec des objectifs esthétiques si c’est ce que vous recherchez. C’est un objectif aussi pertinent que d’améliorer votre performance sportive. Ce n’est pas 100% exclusif d’un à l’autre également mais il y a tout de même des différences importantes entre l’entrainement d’un athlète de fitness ou bodybuilding et un joueur de hockey ou de football.

Le point que je veux amener est que les standards de beautés n’ont pas vraiment leur place. Encore moins pour définir le standards de qualité et de performance des athlètes. On juge rapidement des athlètes par des standards superficiels à grande échelle qu’on extrapole pour tous les sports.

On juge rapidement les gens en général par des standards superficiels.

On juge rapidement. Point.

Arrêtons ce comportement négatif et concentrons nous sur nos objectifs personnel, encourageons notre entourage à atteindre leurs objectifs, à affiner leurs compétences, à dépasser ce que la machine humaine est capable de faire peu importe la discipline sportive. Continuez de faire ce qui vous fais plaisir et mettez de l’énergie sur ce qui vous fait tripper, pas le regard des autres!

mythes science
Apr 21

Mythes, Science et pseudo-experts

By Philippe Bellefeuille | Opinion

Avant de commencer, je veux spécifier que je n’ai rien contre les suppléments ou ceux qui en vendent. J’en prends à l’occasion et j’en recommande à mes clients dans certains cas. Ce texte a comme objectif de faire prendre conscience aux kinésiologues que ce n’est pas en nivelant notre pratique vers le bas et en véhiculant des mythes, mais bien en se fiant à la science et les faits que nous allons nous faire prendre au sérieux et peut-être un jour avoir un ordre professionnel.

Ça fait un petit bout que nous n’avons pas fourni notre blog. Eh bien nous revoilà enfin, je suis sûr que vous aviez tous hâte de nous relire!

Blague à part, pour ce premier billet en quelques mois, je veux aborder l’énorme sujet de la science vs. les mythes. Les mondes de l’entraînement, du sport et de la santé débordent de mythes et malheureusement, certains d’entre eux ont la couenne dure.

L’objectif de ce texte n’est pas de faire une liste dans le genre: “Les 10 pires mythes en entraînement qui t’empêche d’être un superhéros”.

Je vais plutôt essayer de comprendre d’où proviennent les mythes et pourquoi certains mythes semblent ne pas vouloir mourir.Continuer la lecture

echauffement
Dec 08

Étirements et échauffements; analyse de 23 études scientifiques

By Philippe Bellefeuille | Étirements

Le texte qui suit est largement basé sur cet article écrit par Jesse Irizarry et publié sur le site de Bret Contreras. J’ai obtenu l’autorisation de traduire leur texte.

Étirements et échauffements

Les échauffements (warm-up) et les étirements (stretching) sont, dans le milieu sportif, un sujet assez controversé. Quel type d’échauffement est le plus efficace avant un match ou une compétition? Voici donc les conclusions de 23 études sur le sujet.

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paleo qc
Oct 27

Podcast avec Paléo Qc

By Alex Gélinas | Uncategorized

Salut tout le monde!

Il y a quelques semaines, Alex a participé au Podcast de paléoqc.com avec Vincent Mandeville et Guillaume Lacerte.

Ils font du très bon travail sur le paléo et restent également à jour sur la science de la nutrition et du mieux-être. On jase et creuse sur la mentalité chez Athletic Science, sur ce qui nous pousse en tant qu’entreprise et notre vision en tant que kinésiologues.

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